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Quels sont les avantages et les droits des associés de SARL ?

La SARL, société à responsabilité limitée, est un statut juridique largement utilisé pour créer son entreprise. Même si la société par actions simplifiée (SAS) est devenu le premier choix des entrepreneurs français, 66 387 SARL (unipersonnelle et pluripersonnelle) ont été créées en 2020. La société à responsabilité limitée est encore très présente parmi les petites et moyennes entreprises. Avec raison, car elle dispose de nombreux avantages : des statuts simples et adaptés à des activités commerciales ou artisanales, une constitution et un fonctionnement souples, une responsabilité des associés limitée au montant de leurs apports, un statut du gérant adapté aux petites et moyennes entreprises. 

Vous êtes en pleine réflexion pour la création de votre entreprise et vous souhaitez en savoir plus sur la SARL et ce qu’elle peut vous apporter ? Faisons un tour d’horizon des avantages et droits liés aux associés dans cette entreprise.  

Des associés de SARL qui se connaissent bien 

Parmi les formes juridiques de sociétés commerciales, on distingue les sociétés de personnes et les sociétés de capitaux. Par la responsabilité limitée des associés à leurs apports au capital social de l’entreprise, la SARL est une société de capitaux. Cependant, tout nouvel associé doit être agréé par les détenteurs de parts sociales de la société. Les associés de SARL sont donc garantis de garder un contrôle des grandes orientations de l’entreprise.

De plus, comme son nom l’indique, la société à responsabilité limitée permet aux associés de n’être responsables des dettes de l’entreprise qu’à hauteur de leurs apports dans le capital social. Dans le pire des cas, ceux-ci perdent donc leur investissement dans la SARL. Ils ne peuvent pas être poursuivis par les créanciers sur leur patrimoine personnel, sauf faute de gestion grave. 

La SARL et le régime social particulier du gérant majoritaire  

Au sein d’une SARL, le gérant majoritaire (ou les gérants majoritaires lorsqu’ils sont plusieurs) est affilié au régime social des travailleurs indépendants. Bien que cela représente certains avantages, il est indispensable de bien comprendre les contours de cette couverture.   

Ainsi, le gérant concerné paye des cotisations sociales plutôt faibles durant les mois qui suivent le lancement de l’entreprise. Cela peut lui permettre de ne pas être étouffé lorsque ses revenus ne sont pas encore très importants. De plus, ses obligations administratives restent simples et accessibles, notamment parce qu’il n’a pas besoin d’éditer de fiches de paye. Néanmoins, il est important d’être conscient du niveau de protection sociale, qui reste limité, même s’il peut être complété par une complémentaire santé.  

A noter : depuis le 1er janvier 2020, les travailleurs indépendants ont été intégrés au régime général de la Sécurité sociale. Cela ne modifie pas leur couverture sociale, leurs droits et leurs cotisations.

La SARL et le régime fiscal de l’entreprise  

Dans le cadre d’une SARL, les associés ne sont pas imposés directement sur leurs revenus. En effet, en principe, la SARL est soumise à l’impôt sur les sociétés (IS). Toutefois, l’option d’imposition au titre de l’impôt sur le revenu (IR) est ouverte à la société à responsabilité limitée dans certaines conditions. Pour pouvoir choisir ce régime, la SARL doit être constituée depuis moins de 5 ans mais aussi :

  • Exercer une activité commerciale, artisanale, agricole ou libérale ;
  • Employer moins de 50 salariés et réaliser un chiffre d’affaires annuel ou un total de bilan inférieur à 10 millions d’euros ;
  • Détention des droits de vote au moins à hauteur de 50 % par des personnes physiques et de 34% par les dirigeants de la SARL et les membres de leurs foyers fiscaux ;
  • Ne pas être cotée sur un marché réglementé.

Du côté des associés, le régime des sociétés de personnes (IR) a de nombreux avantages, notamment si la SARL ne dégage aucun profit. En effet, ceux-ci peuvent alors déduire leur quote-part de déficit dans leur imposition personnelle, ce qui représente un atout non négligeable. Il en va de même si l’entreprise dégage un petit profit, entraînant une faible imposition des associés. 

La SARL et le statut du conjoint collaborateur  

Au sein de la SARL, le dirigeant peut choisir d’exercer son activité avec son conjoint, d’où le statut de conjoint collaborateur, qui permet à ce dernier d’avoir une protection sociale. L’époux/épouse/partenaire de PACS doit exercer une activité professionnelle régulière dans l’entreprise sans être rémunéré ou être associé de la société. De plus, il doit faire l’objet d’une déclaration modificative du chef d’entreprise du statut ou de l’activité exercée par son conjoint.

En contrepartie de sa couverture sociale, le conjoint paye des cotisations. Ces dernières restent relativement faibles, puisqu’elles n’englobent que la retraite de base, la retraite complémentaire et l’invalidité-décès.